Bijou.

Publié le par Corn-Flakes

Bijou. C'était son nom. Ou plutôt son surnom. Personne ne savait qui se cachait réellement derrière cette identité. La seule chose que l'on savait d'elle, et avec certitude, c'est qu'il s'agissait d'une prostituée notable. Mais elle n'avait ni emplacements, ni employeurs spécifiques. Elle se déplaçait de quartier en quartier, sans aucune attache, et la clientèle affluait toujours. Son physique n'avait pourtant rien de particulier. Certes, il s'agissait d'une grande brune aux proportions idéales, mais rien ne la différenciait particulièrement des autres. Toutefois, son charme agissait depuis déjà plusieurs années avant que l'on ne découvre une nouvelle chose sur elle, une chose que personne n'aurait pu soupçonner le moins du monde. Un seul témoignage reste de cette histoire éprouvante et seul celui-ci permet d'attester, non seulement de la réalité de l'acte, mais également de son atrocité. En voici des extraits :

 

« La sexualité. Le manque. Une pulsion primale et agressive. J'étais trop ivre pour espérer draguer efficacement et également trop déprimé pour me retrouver seul chez moi à me masturber. Je n'avais donc aucune autre solution. Aller aux putes était la seule chose qui me restait à faire. Cela m'offrait en plus du sexe, une illusion de compagnie, un corps à qui parler, un corps à toucher, pour ne plus se sentir si seul. Alors, j'ai sillonné les rues jusqu'à tomber sur elle. C'était quelque part dans le 21ème, une petite ruelle alignant discrètement des sex shops et des bars à hôtesses. J'y avais mes habitudes. […] Je la connaissais de réputation. Bijou. Ce nom circulait régulièrement, elle était vite devenue une sorte de mythe. […] Enfin bref, j'ai du lui payer une bouteille de champagne avant qu'elle ne consente à me conduire dans une chambre où nous serons que tout les deux, bien tranquille. Cette bouteille, c'est globalement moi qui l'ai bue, et ça n'arrangeait strictement rien à l'état d'ivresse dans lequel j'étais. J'étais rendu à ce stade où l'on suit docilement les gens sans vraiment savoir ce que l'on désirait vraiment à la base. Je n'avais plus envie de sexe à proprement parler, je ne sais même pas d'ailleurs, si j'étais encore capable de bander. Mais la compagnie était agréable, je me sentais détendu, et je me souviens être devenu d'une niaiserie abominable. Je lui ai même dit qu'elle était la seule femme de ma vie, que plus rien d'autre ne comptait hormis elle. Je ne le pensais pas réellement bien sur, mais je n'ai pu m'empêcher de le dire, comme si elle m'avait lancé une sorte de sortilège. J'étais pris dans son piège, en quelque sorte. Et je comprenais mieux pourquoi elle avait ce succès monstre, on ne se détachait pas si aisément d'elle, ce n'était pas une pute comme une autre qu'on tire rapidement dans une chambre dégueulasse. Non, avec elle, c'était le luxe, et j'ai presque envie de dire qu'avec elle, c'était l'amour. […] En descendant les escaliers pour me rendre dans ce que je supposais être sa chambre, j'avais envie de lui faire des câlins. D'être tendre. Une affection qui ne m'est pas du tout familière, et ce même sous l'effet de l'alcool. Mais elle me repoussait sans cesse, s'arrêtant, me prenant la main et me susurrant à l'oreille qu'en bas, je pourrais faire tout ce que je voudrais. […] Sur le coup, ça me paraissait sensé de descendre une bonne centaine de marches. […] J'ai commencé à paniquer uniquement lorsque je me suis retrouvé entièrement nu, qu'elle embrassait et léchait mon corps dans ses moindres recoins, et que j'ai compris dans quelle pièce je me trouvais. Je me suis alors imaginé ce qui pouvait bien se dérouler dans ce genre d'environnement. Et mon imagination n'aurait jamais pu battre la réalité. »

 

La suite de ce témoignage présentant un acte d'une brutalité innommable, nous avons hésité à le publier dans ces pages. Toutefois dans le souci d'objectivité qui est le nôtre et dans le but de communiquer la réalité, et ce même la plus brute, nous avons décidé de continuer et de proposer la suite de cette déposition :

 

« Finalement, je pouvais bander. Et ce même dans ce lieu sordide, dans cette cave sombre et humide dont le sol était recouvert de tâches suspectes. Cela m'importait si peu, en fait, tellement sa bouche parvenait à faire oublier le reste. Se faire sucer ainsi relevait du fantasme pur. Jamais je n'avais senti une sensation aussi intense, en deux tours de langue, elle réveillait les instincts les plus primaires et la seule envie que j'avais, c'était de m'enfoncer encore plus loin dans cette gorge, pour finalement y jouir au plus profond. Lui baiser la bouche comme on baiserait une chatte. Incapable de me contrôler et poussant des gémissements monstrueux, j'étais sur le point de jouir lorsqu'elle arrêta subitement. Retirant mon sexe de sa bouche, cessant tout mouvement de va et vient. Et c'était encore plus bon d'être ainsi dans l'attente, à deux doigts de la jouissance. […] Elle me masturba doucement, tout en reprenant ses baisers initiaux. D'abord sur mon torse, puis descendant lentement, en même temps que le rythme de sa main s’accélérait. C'est lorsqu'elle se mit à embrasser mes testicules que l'envie de jouir réapparut. D'autant plus qu'elle me masturbait désormais à un rythme effréné. Et c'est à cet instant précis où elle gobait littéralement une de mes bourses et où la jouissance atteignait son paroxysme que l'horreur débuta. […] Cette salope m'avait bouffé une couille ! Vraiment ! Alors que j'étais à sa merci, elle a claqué les dents brutalement et a commencé à me l'arracher en tirant dessus comme une bête sauvage. J'ai hurlé de douleur, et parallèlement, cela m'a également fait jouir. C'est lorsque je suis tombé au sol et que j'ai touché à mes attributs masculins que je me suis vraiment rendu compte de ce qui était arrivé. J'étais amputé. […] Je ne sais pas encore comment j'ai fait pour ne pas m'évanouir et trouver la force de m'enfuir. […] Toujours est-il qu'elle se tenait désormais debout devant moi, le visage recouvert de sang et de sperme, un sourire carnassier éclairant sauvagement son visage. J'ai deviné de suite que j'allais mourir, que j'allais y passer, là, maintenant. Je me suis dis dans un premier temps que ce serait bien fait, que c'était la fin idéale pour terminer cette journée merdique. Et puis, j'ai eu un sursaut d'orgueil. Une envie irrépressible de survivre. […] Hurlant de toute mes forces, je me suis levé, je l'ai basculé, et toujours à poil, j'ai couru comme un dératé vers la sortie. Trébuchant pitoyablement en montant les marches, elle est parvenue à me rattraper à plusieurs reprises. Mais elle ne me retenait pas. Elle ne me donnait que des coups de pieds, me griffait brutalement ou me mordait à nouveau, m'arrachant pas mal de peau au niveau du dos. […] En y repensant maintenant, on dirait un chat en train de jouer avec une souris. Cette fille était vraiment la monstruosité incarnée. […] Et puis, j'ai atteint la porte. Elle n'était pas verrouillée, et c'est probablement grâce à cela que je suis encore vivant aujourd'hui. J'ai pu m'échapper de cette cave et lui claquer violemment la porte au nez. J'entends encore ce bruit sec de l'os qui se casse contre le battant, mais surtout, et cela m'obsédera probablement le restant de ma vie, elle se mit à rire. Un rire diabolique, sans aucune équivalence humaine. Un frisson m'a parcouru l'échine, me paralysant sur place, et il me fallut quelques secondes pour me ressaisir et reprendre ma fuite. Car même si j'étais en dehors de la cave, je voulais m'éloigner le plus possible de ce lieu maudit. Alors, j'ai couru, j'ai traversé le bar provoquant des cris de dégoût, de surprise, de crainte, et même d'indignation, et je me suis retrouvé dehors. C'est là, sous une pluie fine que je me suis évanoui, ne retrouvant connaissance qu'à l’hôpital et croyant avoir fait un simple cauchemar. Mais mon entrejambe était la terrible preuve que cela avait bel et bien eu lieu. Au moins, je comprends mieux son surnom de Bijou, désormais... »

 

A l'heure actuelle, et ce malgré une enquête approfondie de la police, Bijou n'a pas été retrouvée. Ses empreintes de morsures et sa salive, recueillies sur cette victime préférant garder l'anonymat, n'ont abouti à aucun résultat. Seuls les propriétaires du bar et son gérant sont pour l'instant présumés complices, mais ils déclament leurs innocences, prétendant ignorer tout des actes de la prostituée et ne se servant de cette cave que comme un dépotoir. L'enquête suit son cours et les premiers renseignements que nous avons pu avoir confirment l'existence d'autres victimes dont aucun corps n'a pu être retrouvé pour le moment. Nous vous conseillons de faire preuve de prudence et d'alerter la police si vous avez le moindre renseignement ou le moindre doute.

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Alice 06/07/2011 13:35



Une bonne vieille succube selaisserait claquer la porte au nez


Tss tss tss



Martine et Eglantine 03/07/2011 07:37



Tu as une belle écriture. Malgré l'horreur de cette histoire sur la fin, j'ai lu avec plaisir.  Rêve, réalité....


 


Martine : http://www.cergyrama.com


Eglantine : http://quaidesrimes.over-blog.com



Corn-Flakes 03/07/2011 19:28



Merci !



MarlouChou 28/06/2011 18:00



Je te découvre...et quelle découverte, ça commence fort! 


Et bien je pense que si des hommes passent te lire, ils se poseront peut-être la question à deux fois avant d'aller voir une prostituée...sérieux, ça me fait mal pour la gente
masculine... 



Corn-Flakes 29/06/2011 14:55



J'espère tout de même te revoir de temps en temps, que ça ne t'a pas trop effrayé. :)



Onee-Chan 26/06/2011 09:14



Mais où avez-vous trouvé cela ?? Très cru en tout cas, mais bien dans le sujet !


bonne journée



Corn-Flakes 26/06/2011 17:28



C'est de la pure invention, je vous rassure.



nathie01300 26/06/2011 05:30



Une histoire gore de bon matin . Pas vraiment un bijou, ce monstre. Bon dimanche.



Corn-Flakes 26/06/2011 17:28



ça met en forme, juste avant d'aller à la messe. :p