Carpenter, fais moi peur : Halloween

Publié le par Corn-Flakes

Cette fois les notes datent du 14 juillet (j'ai vraiment du retard, je sais, merci, mais j'ai une vie hyper active ces derniers temps, on peut pas tout avoir !). Donc, 14 juillet. Qu'importe le feu d'artifice, ce soir je continue mon périple Carpenter. Cette fois, c'est au tour de Halloween. Halloween, lui aussi je l'ai déjà vu étant plus jeune, et j'en garde un souvenir mitigé, m'ayant tout de même pas mal ennuyé, à l'instar de Cachou (qui est vous l'aurez compris maintenant, ma référence ultime, et je ne dis pas ça uniquement pour avoir un commentaire de sa part, bien sur).

 

Début du film, là encore, le générique de début fracasse tout. Toujours le vieux synthé vintage qui me ravit tant, et puis ce travelling avant sur une citrouille sculptée, ce mouvement restera à jamais dans les annales du cinéma. Indubitablement. D'ailleurs pas mal de plans longs suggérant principalement le point de vue du tueur sont un régal visuel. Et en plus, y a des filles qui se mettent en sous-vêtements parce qu'elles renversent un liquide sur leurs vêtements. Et en plus, les gosses regardent The Thing à la télévision (dont Carpenter en réalisera plus tard le remake). Toutefois, le film reste comme mes souvenirs : Plat avec peu de scènes retenant l'attention. On peut toutefois nuancer en remettant le film dans son contexte, imaginer que le public encore pratiquement vierge de slashers puisse être choqué et effrayé par ce que l'on trouve aujourd'hui totalement éculé.

 

Puis j'enchaîne. Je me dis que c'est con de s'arrêter uniquement au premier Halloween puisque la suite pourrait presque s'inscrire dans la filmographie de Carpenter vu que même s'il ne le réalise pas, il est tout de même crédité au scénario, à la production, et à la musique. Alors, certes, ça brise ma volonté d'être chronologique (le film datant de 1983), mais franchement, j'en ai rien à foutre.Le film reprend là où le premier s'arrête, c'est à dire à la disparition du corps du tueur. L'ambiance semble identique au premier opus avec un générique de début qui est là aussi un travelling sur une citrouille sculptée, sauf que cette fois, cette dernière s'ouvre pour nous faire découvrir un crâne. Cool. On sent qu'il y a plus de budget dans ce film suite au succès du premier épisode, puisqu'il y a des explosions, plus de gore, des morts plus recherchées, et que cette fois c'est Roméro qui passe à la télévision avec La Nuit des morts-vivants. Mais bon, la recette restant la même, ça ne nous surprend plus, nous, génération totalement blasée.

 

On passe au trois ? De toute manière, vous n'avez pas le choix. Une année après le second opus, c'est au tour de Tommy Lee Wallace de réaliser. C'est un mec que personne ne connaît, mais pratiquement tout le monde a été traumatisé dans son enfance par son téléfilm Il est revenu et son clown monstrueux qui a hanté vos cauchemars pendant bon nombre d'années. Du coup, je me dis que le film peut être cool. Il n'a d'ailleurs pratiquement aucun lien avec Carpenter, si ce n'est le thème musical, voir même aucun lien avec Halloween tout court puisque pas de Michael Myers, ni de Dr Loomis dans les parages. Ici, le méchant est le dirigeant d'une entreprise fabriquant des masques, et en plus il est irlandais. Son but ultime dans la vie, c'est de créer des masques qui transforment les enfants en bouillie le jour d'Halloween en leur faisant visionner une publicité hautement psychédélique. On peut donc facilement imaginer que ce type a du avoir une enfance assez malheureuse. Et en plus, il collectionne des trucs bizarres, des mannequins plein de rouages, et il se créé même des gardes du corps habillés comme des agents du FBI, disposant d'une force phénoménale, mais pouvant se faire arracher leur mécanisme assez facilement. En fait, on pourrait se croire dans un James Bond s'il n'y avait pas un faible lien à Halloween avec l'histoire de Samhain qui était légèrement effleuré dans le deuxième épisode. C'est bien maigre pour entretenir une filiation avec ses deux ancêtres, et ça explique facilement pourquoi le film a été un échec public. Reste tout de même une fin à suspens qui nous tient foutrement en haleine.

 

Suite à cela, Carpenter quitte définitivement la saga, et Halloween 4 de porte donc pas son empreinte. Toutefois cet épisode marque le retour du tueur masqué et probablement d'une nouvelle série de meurtres. Mais je me suis endormi devant et j'ai pas spécialement envie de le terminer. Du coup, mon périple s'achève ici. Et mon article également du coup.

Publié dans Cinéma

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Cachou 30/07/2011 00:23



Quel courage, je n'ai même pas encore osé regarder le deux (par contre, on m'a donné envie de voir le reboot de 2007 je pense).


 


Bon, je vais voir si ma grosse tête de référence ultime arrive à passer la porte pour aller dans ma chambre... ;-p