Fête de la musique.

Publié le par Corn-Flakes

La fête de la musique, généralement, on y part avec un certain enthousiasme et puis on se rend, comme chaque année, que cet évènement, n'est vraiment pas si fameux que cela. Essayons toutefois d'analyser mon parcours à travers les rues de Rennes à la découverte d'une petite pépite musicale en essayant de ne pas prendre en compte l'humeur particulièrement lunatique qui m'a habitée toute la soirée.

 

Donc, le premier groupe que je comptais voir, c'était un gospel. Parce que c'est toujours impressionnant et ça met d'emblée de bonne humeur. Programmé à 18h15, j'arrive à 18h40, juste le temps de voir la dernière chanson. C'était comme prévu effectivement entraînant, même si c'est bizarre de voir autant de blancs sur scène. Bon bref, une chanson, on ne peut rien juger là-dessus, donc je rejoins un ami qui lui même regarde une de ses amies en train de jouer. Je vous assure, qu'il n'y avait rien de pervers, contrairement à ce que peut laisser indiquer la phrase précédente. Et dommage d'ailleurs, car un peu de perversité, ça n'aurait pas fait de mal vu que c'était tout de même, il faut l'avouer, chiant. Un guitariste/claviériste, une chanteuse, et toute une panoplie de reprise. Belle voix certes, mais rien de bien original derrière, ça reste "sympathique" avec plein de guillemets d'usage. Ensuite, on va boire des bières dans un foutu bar où il n'y a même pas de réseau. Du coup, je me sens mal, isolé dans mon coin de table. Mais qu'importe, puisque je parviens à fausser compagnie et rejoindre un nouveau groupe, cette fois venu des balkans. Cuivres, accordéon et choristes, aucun doute possible. Encore une fois, j'arrive dans les dernières chansons, mais ça me laisse le temps de juger puisqu'après tout, une fois qu'on a vu un film de Kusturica on sait parfaitement à quoi ressemble de la musique balkanique. D'ailleurs ils en ont joués une présente dans un de ses films dont j'en garde qu'un vague souvenir, mais peut être qu'il s'agit de Bubammara.

 

Il est temps de reprendre sa marche. De passer devant la scène de l'église protestante peinant à se faire entendre au côté d'une batucada endiablée. On se fout gentillement de leurs gueules en gardant au fond de soi une pointe d'admiration pour avoir l'audace de se ridiculiser ainsi en public. Je passe également devant un guitariste vêtu d'une coiffe en maille (un émule de These New Puritans ?), mais on entend rien car son pauvre petit ampli ne fait pas le poids face au soundsystem situé en face. Et en plus il a l'air de chanter comme Kyo, donc je passe pour rejoindre les Monty Picon, un peu d'énergie punk ne pouvant faire de mal à personne. Et en plus, souvenez-vous, le tromboniste, Kinoeil, joue dans notre clip de Leïla and The Koalas.

 

A la fin du concert, il me reste plus qu'à remonter pour voir un groupe duquel j'attendais quelque chose, Johnston Down the Floor, car sur le papier, ça sonnait plutôt bien : "Rock Electro. Johnson est né à Cleveland (Etats-Unis) où il a étudié au conservatoire. Il est arrivé en France il y a une douzaine d'années et continue d'apprendre la musique. La légende peut commencer... Projet solo ? Oui, mais pas totalement pour ce projet excentrique et inédit." A partir de là, on a le choix entre soit un branleur sans talent, soit un branleur avec du talent. Heureusement, il s'agissait de la deuxième solution, à moins que le manque de bonne guitare électrique torturée jusqu'à présent m'a influencé à trouver cela meilleur qu'il en est, qui sait ! Mais qu'importe, composé seulement de deux membres, guitare donc et puis une batterie, rejoins à la fin par un mec en caleçon jaune qui danse n'importe comment, le groupe insuffle son énergie et sait déjà dompter la scène comme des petites rockstar en devenir. La légende peut commencer. Peut être bien en fait.

 

Il est désormais l'heure des choses sérieuse, on passe aux têtes d'affiche de la soirée. Attention. La première, c'était Yelle. J'avais promis précedemment de la voir cette fois. Heureusement, je n'ai pas promis de rester tout le temps du concert. Mon entourage étrangement ne s'attendait pas à ce qu'ils allaient entendre. Moi si, car j'ai déjà entrevu son concert au Coachella (virtuellement parlant). Du coup, quand elle est sortie de sa tenue camouflage et que sa voix a transpercée pour la première fois leurs tympans, ça leur fait un choc. Moi, tout aussi bizarrement, ça m'a pas déplu tant que ça. C'était gentil, niais, limite entraînant. Mais bon, je pense que j'aurais eu tout de même beaucoup de mal à rester tout le concert, faut pas exagérer non plus. Car il y a X-Makeena qui m'attend. Et puis X-Makeena, c'est une partie de mon enfance, donc ça ne se loupe pas. Déjà vu en concert il y a quatre ans, j'en gardais un souvenir assez flou, me souvenant principalement de l'énorme mise en scène qui accompgnait le show et d'une certaine puissance électronique. Et bien, c'était exactement ça ! J'étais heureux, donc j'ai sauté dans les pogos avant de m'installer confortablement à la barrière de devant au côté d'une gosse d'une dizaine d'années, éduquée comme il le faut par ses parents. C'était du spectacle, c'était bon, que demander de plus ? Il s'agit d'ailleurs de leur tournée d'adieu, alors autant en profiter. Et on en profitera encore plus pour la date ultime, le 22 Octobre, avec en prime la reformation de Strup X pour l'occassion. Immanquable, donc.

 

Soirée terminée, on rejoint un Dj Set mixant étrangement Black Eyed Peas, White Stripes, Benny Benassi, James Brown et j'en passe. C'est nul, mais c'est pas grave, derrière moi y une petite grosse qui se fait draguer par un noir abominable, ça compense tout. Il ne reste plus qu'à rentrer chez moi, et pour compenser le spleen (car on dirait pas comme ça, mais en fait j'étais déprimé), je me défonce à la codéïne tout en écoutant les Pink Floyd (car je suis super cliché comme mec).

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emmanuelle grangé 25/06/2011 10:33



belle balade écrite-parlée-chantée que voici. j'ai suivi les liens, donc entendu la goualante de Leila (pas d'accord avec le commentaire chorégraphe), et vu vice et vertu (connais-tu
jean-françois pauvros ?), Yelle... En ce 21 juin tu as échappé à N. Leroy, c'est déjà pas mal.



Corn-Flakes 25/06/2011 14:51



Je ne connaissais pas Jean-François Pauvros, mais je viens de voir qu'il a collaboré avec Arto Lindsay, c'est un gage de qualité à mes yeux, donc je vais essayer d'écouter ce qu'il a fait (des
suggestions ?). Nolwenn Leroy ce sera le 29 juin avec une compagnie de grande classe constituée de Chritsophe Maé, Grégoire, Jenifer, Bob Sinclar et j'en passe. De quoi souffrir toute la soirée,
j'suis pas sur de me retrouver en état de faire un article, ni même sur d'ailleurs d'y aller, étrangement. :)