Carpenter, fais moi peur : Dark Star + Assaut.

Publié le par Corn-Flakes

Il était temps que je commence ce fameux défi. Alors, je m'y lance, et pour compenser mon retard, je débute fort en proposant deux films d'un coup. Dark Star (1974) et Assaut (1976), donc.

 

Pour ce défi, je me suis promis de respecter deux règles. La première est de regarder les films chronologiquement. La seconde, c'est de tenter d'être original et de m'éloigner d'une critique "normale". C'est cette seconde règle qui me pose le plus problème et d'anxiété, car n'ayant aucune idée sur ce que je pourrais faire pour me démarquer. Du coup, je me lance directement, sans aucune préparation, sans aucune idée. On verra bien ce qui en résultera.

 

Ainsi, il est 2h30 du matin, je suis naze à cause du festival Les Tombées de la Nuit, j'ai mal à la tête à cause d'un coca-cola trop chaud, mais ne trouvant pas le sommeil, je décide tout de même de débuter la filmographie de Carpenter avec Dark Star. Le film débute sur un "attention" clignotant sur un fond noir encadré de rouge, ce qui promet un bon moment en perspective, une bonne dose de science-fiction cheap avec qui sait des phases un peu intellectuelles (en fait, ce début me fait penser à du Chris Marker, d'où l'association d'idées). Dès la première apparition du vaisseau spatial, lme côté cheap est confirmé et on peut être sur de deux choses. L'une, ce film a effectivement été fait dans les années 70, et deuxièmement, c'est bien un premier film avec peu de budget. Et cela va durer tout le long du film, avec une illustration de l'hyper-propulsion très rudimentaire ou encore la créature extraterrestre qui est en fait un ballon avec deux pattes greffées dessus. Et en prime de ce côté kitsch, j'ai éprouvé la sensation qu'à tout moment le film peut basculer dans un humour à la Monty Python à l'image par exemple de la conversation avec la bombe pour l'empêcher d'exploser qui porte sur la phénomélogie et le cogito cartésien. Bref, rien d'exceptionnel, mais un moment très agréable d'autant plus que ce film est estampillé de la notion "film d'étudiant" qui promet généralement un ennui profond.

 

Et là, je me rends compte en recopiant mes notes que je n'ai pas réussi à m'éloigner autant que je le désirais de la critique. Mais qu'importe, le mal est fait, alors je continue. Avec Assaut dont j'ai enchainé le visionnage juste après Dark Star car ne trouvant toujours pas le sommeil. Ce film là, je l'avais déjà vu et j'en gardais un très bon souvenir. Et dès le générique et sa musique mythique, tout me revient en tête. Ce synthé sonne foutrement bon et me donne des putains de frissons. En prime, ça me refait penser à Zombie Zombie qui dans reprennent les thèmes des films de Carpenter. Pour revenir au film et aux souvenirs, précisons que je l'ai vu en VF et que loin de me déplaîre, ça m'a tout de suite fait repenser à ce qui m'avait marqué lors du premier visionnage de ce film (qui était aussi en VF, vous l'aurez compris). Ainsi, je vais pouvoir réentendre ce fameux "Vous auriez pas un clope ?" qui a bouleversé ma vision du monde et des genres féminin et masculin. Il y a aussi gravé dans ma mémoire la scène de la petite fille se faisant tuer en allant acheter une glace. Après visionnage, je me rends compte qu'Assaut est resté le même que dans mes souvenirs, rien n'a changé, rien ne me déçoit. J'ai toujours autant apprécié cette menace multiple et inconnue grouillant dehors, la mise en avant d'un groupe de "survivants" mené par un afro-américain qui de suite me fait penser à un Roméro, et toute cette tension haletante parcourant le film. J'ai tout de même relevé trois petits trucs qui n'était pas restés dans ma mémoire : le jeu des patates totalement ridicule remplaçant le pile ou face pour savoir lequel des deux prisonniers va sortir pour tenter de s'échapper, la bombe d'acétylène qui se trouve consigné comme pièce à conviction (genre y a un mec qui a tué toute sa famille en leur fracassant le crâne avec) et cette question existentielle de savoir pourquoi diable les assaillants à la toute fin viennent au corps à corps au lieu de balançant directement des cocktails molotovs sur les assiégés reclus dans leur couloir !

 

Publié dans Cinéma

Commenter cet article

Cachou 16/07/2011 00:20



Tu fais des nuits blanches carpentiériennes toi? La classe quand même ^_^.


Pour tout dire, le synthé de Carpenter, il m'agace un peu, les années Jean-Michel Jarre me reviennent d'office en tête.



Corn-Flakes 17/07/2011 17:36



Ah au contraire, moi c'est toute l'influence du krautrock allemand qui me revient d'office dans la gueule !